Fr | En

Loi 25 pour un salon de toilettage : ce que ça change

Publié le 23 juin 2026 · Par Informatique Burdig inc.

Si vous tenez un salon de toilettage au Québec, vous collectez forcément des renseignements personnels : le nom de vos clients, leur numéro de téléphone, parfois leur adresse et leurs informations de paiement. Dès qu'une entreprise recueille ce type de données, la Loi 25 s'applique à elle, peu importe sa taille. Un salon d'une seule personne est donc concerné au même titre qu'une grande chaîne. La bonne nouvelle : se conformer reste simple quand on comprend les principes de base et qu'on s'appuie sur les bons outils.

L'objectif de la loi n'est pas de vous compliquer la vie, mais de garantir que les informations confiées par vos clients soient traitées avec sérieux. En pratique, quelques bonnes habitudes et le bon outil suffisent à s'y conformer. Voyons ce que cela représente concrètement au quotidien dans un salon.

Qu'est-ce que la Loi 25 ?

La Loi 25 est la loi québécoise qui modernise la protection des renseignements personnels. Elle est entrée en vigueur par étapes depuis septembre 2022, avec des obligations supplémentaires en 2023 et 2024. Elle encadre la façon dont les organisations collectent, utilisent, conservent et détruisent les renseignements personnels des personnes qui vivent au Québec, et elle renforce les droits de ces personnes sur leurs propres données.

Quels renseignements un salon collecte-t-il ?

Même un petit salon recueille plus d'informations qu'il ne le pense. Au quotidien, vous manipulez généralement :

  • le nom et le prénom du client ;
  • ses coordonnées : numéro de téléphone, adresse courriel, parfois adresse postale ;
  • des informations sur l'animal qui peuvent toucher la santé du propriétaire ou ses habitudes (allergies, médicaments, comportement) ;
  • dans certains cas, des informations liées au paiement.

Toutes ces données, mises bout à bout, permettent d'identifier une personne. Ce sont donc des renseignements personnels au sens de la loi, et ils méritent d'être protégés.

Vos obligations concrètes

La Loi 25 ne demande pas de devenir juriste. Elle repose sur quelques principes que tout propriétaire de salon peut appliquer.

Recueillir un consentement clair

Vos clients doivent savoir quelles informations vous collectez et pourquoi. Le consentement doit être donné de façon libre et éclairée, dans un langage simple, et non noyé dans un long texte illisible.

Limiter à une finalité précise

Vous ne collectez des renseignements que pour des raisons concrètes : prendre rendez-vous, contacter le client, assurer la sécurité de l'animal. Vous n'utilisez pas ces données pour autre chose sans en informer la personne.

Conserver puis détruire

Les renseignements ne doivent pas être gardés indéfiniment. Quand ils ne sont plus nécessaires, vous devez pouvoir les supprimer. Un vieux carnet papier qui traîne dans un tiroir pendant des années est exactement le genre de situation à éviter.

Respecter les droits d'accès et de rectification

Un client peut vous demander quelles informations vous détenez sur lui et exiger une correction si une donnée est inexacte. Vous devez être en mesure de retrouver et de modifier ces renseignements rapidement.

Déclarer un incident de confidentialité

En cas de fuite ou de perte de données présentant un risque sérieux, vous avez l'obligation de réagir : tenir un registre des incidents et, selon la gravité, aviser les personnes concernées et la Commission d'accès à l'information.

Désigner un responsable

La loi prévoit qu'une personne soit responsable de la protection des renseignements personnels. Dans un petit salon, il s'agit généralement du propriétaire lui-même. Il suffit de l'identifier clairement, par exemple dans votre politique de confidentialité.

Comment un logiciel de gestion aide à se conformer

Se conformer à la Loi 25 devient nettement plus facile quand vos données sont centralisées et protégées plutôt qu'éparpillées entre un carnet papier, des messages texte et un tableur. Un bon outil de gestion vous aide sur plusieurs fronts :

  • des données hébergées au Canada, ce qui simplifie la question des transferts hors Québec ;
  • un accès sécurisé et protégé par mot de passe, au lieu d'un cahier accessible à n'importe qui ;
  • un registre centralisé où chaque fiche client est retrouvable en quelques secondes, ce qui facilite les demandes d'accès et de rectification ;
  • la possibilité de supprimer proprement les renseignements qui ne servent plus.

C'est précisément pour ça que nous avons conçu un logiciel pensé pour les salons de toilettage du Québec : vos fiches clients et animaux restent organisées, sécurisées et faciles à gérer, sans paperasse qui s'accumule.

Au-delà de la conformité, cette organisation vous fait gagner du temps. Quand un client vous appelle, vous retrouvez son historique en un instant. Quand il vous demande de supprimer ses informations, vous le faites en quelques clics plutôt que de chercher une feuille volante. La protection des renseignements personnels et l'efficacité de votre salon vont donc dans le même sens : moins de papier, plus de contrôle, et une clientèle rassurée de voir que vous prenez ses données au sérieux.

En résumé

La Loi 25 n'est pas réservée aux grandes entreprises. Dès que vous notez le nom et le téléphone d'un client, vous êtes concerné. En adoptant de bonnes pratiques (consentement clair, finalité précise, conservation raisonnable, droits respectés) et un outil qui centralise et protège vos données, vous transformez une obligation légale en gage de confiance pour votre clientèle. Des sanctions importantes sont prévues pour les organisations qui ne respectent pas la loi, ce qui rend la mise en conformité d'autant plus avisée.

Avis : cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique. Pour évaluer votre situation précise, consultez la Commission d'accès à l'information du Québec ou un conseiller qualifié.

Un logiciel pensé pour les salons de toilettage du Québec

Gérez vos rendez-vous, vos fiches clients et vos animaux en toute conformité, avec des données hébergées au Canada.

À lire aussi